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au milieu d’une colonne confuse qui couvraittoute la largeur du chemin, ils rappelaient vive-ment à la mémoire les scènes de carnage quivenaient de se passer.
Les équipages qui, à mesure qu’ils appro-chaient de la Sambre, étaient retardés dans leurmarche par le passage de ceux qui se trouvaienten tête, s’entassaient sur les routes qui aboutis-saient aux ponts de Charleroi et de Marchienne.La cavalerie ennemie ne tarda pas à paraître etles surprit au milieu de cet encombrement; alorschacun ne songea plus qu’à s’échapper ; les voi-turiers effrayés coupent les traits de leurs che-vaux , et, suivis par tout ce qui les entoure,se jettent à la débandade vers les ponts et lelong delà rivière, pour y chercher un passage.Ainsi , tout ce qui restait d’artillerie et dé maté-riel de toute espèce tomba abandonné au pou-voir de l’ennemi , qui recueillit aussi un grandnombre de prisonniers.
La portion de l’armée qui, après avoir mis laSambre éntr’elle et les Prussiens, avait cru pou-voir s’arrêter , et avait établi des bivouacs dansles vergers et les prairies qui se trouvent sur larive droite de cette rivière , les leva en toutehâte lorsqu’elle fut avertie de l’approche de l’en-