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tait l’arrangement de la multitude au milieu delaquelle il était engagé. Qu’étaient devenuesces bruyantes acclamations qui l’accompa-gnaient au milieu de son armée aussitôt qu’il yparaissait ?.
Pendant toute la nuit, l’armée française con-tinua sa marche désastreuse, en parsemant laroute de ses débris , et à chaque instant assail-lie par des charges qui achevaient de la désor-ganiser. La terreur qui présidait à cette dérouteétait telle que des groupes nombreux de cava-liers et de fantassins bien armés, se laissaientatteindre, sans chercher à se défendre, par quel-ques malheureux lanciers, vers lesquels il suf-fisait de se retourner pour les chasser.
A la pointe du jour > les tristes restes de notrearmée arrivèrent partie à Charleroi et partie àMarchienne, où ils s’empressèrent de repasserla Sambre. Cette armée malheureuse et na-guère si brillante , dans le plus grand délabre-ment et harassée de fatigue , présentait un as-pect d’autant plus hideux, qu’un grand nombrede blessés l’avaient suivie ou à pied ou montéssur des chevaux de traits, et que pâles , défaits ,couverts des lambeaux sanglans dont ils avaientenvironnés leurs plaies, et marchant disséminés