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Relation fidèle et détaillée de la dernière campagne de Buonaparte, terminée par la bataille de Mont-Saint-Jean, dite de Waterloo ou de la Belle-Alliance
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toire. On voyait, à l’exception de l’infanterie déla garde, toutes les troupes engagées et expo-sées au feu le plus meurtrier : l’action se pro-longeait toujours avec la même violence, et ce-pendant elle n’amenait aucun résultat.

Il était près de sept heures : Buonâpàrte, quijusque là était resté sur le plateau où il s’étaitplacé et d’où il voyait très-bien ce qui se passait,contemplait avec un regard féroce le hideuxspectacle d’une aussi effroyable boucherie.Plus les obstacles se multipliaient, et plus il pa-raissait obstiné. Il s’indignait de ces difficultésimprévues, et loin de craindre de pousser àbout une armée dont la confiance en lui étaitsans bornes, il ne cessait d’envoyer des troupesfraîches , et de donner l’ordre de marcher enavant, de charger à là baïonnette, d’enlever.Plusieurs fois on lui fit dire de divers points quel’affaire était mauvaise, que les troupes parais-saient ébranlées : en avant ! répondait-il , enavant !

Un général lé fit prévenir qu’il se trouvaitdans une position à ne pouvoir tenir, parcequ’il était écrasé par une batterie; il lui deman-dait en même temps ce qu’il avait à faire pourse soustraire au feu meurtrier de celte batterie :