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S’en emparer, répondit-il, et il tourna le dos àl’aide-de-camp.
Un officier anglais blessé et prisonnier lui futamené; il prit près deluiquelques informations,et lui demanda, entr’autres choses, quelle étaitla force de l’armée anglaise : l’officier lui ditqu’elle était fort nombreuse, et qu’elle venaitde recevoir 60,000 hommes de renfort. Tantmieux, dit-il, plus il y en qura, et plus nousen battrons. Il fit partir plusieurs estafettes avecdes dépêches qu’il dictait à un secrétaire, etrépéta plusieurs fois avec distraction : Qu’iln’oublie pas de dire par-tout que la victoire està moi.
Enfin ce fut à cette époque , et au momentoù toutes ses tentatives avaient été infructueuses,qu’on vint lui annoncer que des colonnes prus-siennes débouchaient sur notre flanc droit, etmenaçaient nos derrières ; mais il ne voulut ja-mais ajouter foi à ces rapports, et répondit àdiverses reprises qu’on avait mal observé, et queces prétendus Prussiens n’étaient autre choseque le corps de Grouchy. Il fallut cependantbien se rendre à l’évidence, et reconnaître enfinla vérité de ce qu’on avançait , lorsque ces co-lonnes attaquèrent vivement notre aile droite.-