-t .
( 5o )
Les points d'appui des deux ailes anglaisesayant été emportés , l’armée française passa leravin et se rapprocha des positions qui vomis-saient sur elle un déluge de mitraille et de bou-lets ; les charges qui avaient été ordonnées netardèrent pas à s’exécuter. Une première colonned’attaque très-formidable s’avança vers le Mont-Saint-Jean, où le feu le plus épouvantable s en-gagea. La cavalerie française s’élança en même-temps sur les plateaux pour enlever les pièces ,mais elle fut assaillie à son tour par la cavalerieennemie , qui sortit en masse des sinuosités ouelle était cachée ; des charges successives s’opé-rèrent , et n’eurent pour résultat qu’un horriblecarnage. L’affaire se soutient, on.ne,lâche,piedd’aucun côté ; de nouvelles colonnes s’avancent,les charges se renouvellent,3 trois,fois la positionest sur le point d’être forcée., et tr^i^fois,, aprèsdes prodiges dé valeur, les Français sont arrêtés.
Il y eut alors dans l’armée française de l’hési-tation et de vives inquiétudes : quelques batte-ries démontées se retirèrent; de nombreux bles-sés se détachaient des colonnes, et répandaientl’alarme sur l’issue de la bataille ; un silenceprofond avait succédé aux acclamations et auxcris de joie des soldats sûrs de marcher à Ja vie-