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s.on quartier-général à Charleroi : le reste de-l’armée occupa les villages environnans.
Les résultats de ces divers engagemens furentun millier de prisonniers , le passage de la Sain-bre, et la possession de Charleroi , où l’on trouvaquelques magasins; mais l’avantage le plus si-gnalé qu’on en retira fut d’assurer le moral destroupes par un premier succès. Aussi, selon laméthode de Buonaparte , mit-on tout en œuvrepour en tirer bon parti. On commença d’abordpar l’exagérer considérablement ; et, pour sou-tenir cette exagération , on employa une ma-nœuvre très-connue. L’on s’empressa de recueil-lir les prisonniers , et, après les avoir partagésen plusieurs colonnes, on les fit conduire entriomphe, les unes après, les autres, vers lescorps qui se trouvaient en arrière et sur lesroutes par où. ces corps défilaient. On pensebien qu’à leur vue les cris de vive l’empereur !retentissaient dans les airs , et que les soldats selivraient aux transports de joie la plus vive :c’était remplir le but qu’on se proposait.
Toute l’armée française n’avait pas encorepassé laSambre , 'mais elle se trouvait toute en-tière sur le territoire belge, et au milieu desnouveaux sujets du rqyaume des Pays-Bas, qui