que, et poursuivis par nos troupes légères, seretiraient avec beaucoup d'ordre sur Fleurus, oùleur année se concentrait.
Ils furent atteints plusieurs fois par notreavant-garde, qui ne leur donnaitpasle temps deprendre position, et qui se jetait avec une incroya-ble impétuosité sur toutes les colonnes qu’ellerencontrait en mesure de faire résistance. Laprésence de Buonaparte électrisait tellement lestroupes françaises , que, sans pouvoir les con-tenir , elles couraient sur l’ennemi sans tirer uncoup de fusil, et s’élançaient à la baïonnette aumilieu des masses avec une telle furie, que rienne pouvait résister à leur premier choc.
Les escadrons de service de Buonaparte char-gèrent plusieurs fois sur l’infanterie ; ce fut dansune de ces charges que le général Letort, co-lonel des dragons de la garde, fut atteint d’uneblessure mortelle.
Enfin les Français, après plusieurs combatstrès-opiniâtres et très-meurtriers, enlevèrent suc-cessivement toutes les positions où l’ennemitenta de les arrêter. Vers la nuit ils cessèrentleur poursuite ; et Buonaparte, après avoir laisséle 3 e corps sur la roule de Namur, et le 2 e àGosselies, sur celle de Bruxelles, retourna avec