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dévastateur de l’Europe, le bourreau de notresang, le monstre en un mot, à qui la Francedoit tous les maux qui l’accablent, au momentmême où il la livrait de nouveau aveG une joieféroce à des ennemis que son nom seul exci-tait à la vengeanae, en fut en quelque sortesalué le libérateur.
Il annonce qu’il veut la paix. Il invoque letraité de Paris; et, non pour légitimer ses droitsau pouvoir suprême, droits que les baïonnettesavaient suffisamment consacrés, il convoqueune assemblée du peuple dont il n’exige d’autresservices, et à laquelle il n’impose d’autre obli-gation que de proclamer nationale la guerrequ’il apporte. Avide de vengeance et dévoré dela même ambition qui déjà.l’avait perdu, il nerêve que victoires et conquêtes; et: s’il parvientà se contraindre assez pour faire croire à la .nationqu’il conserve quelque respect pour elle, il 11e laménage que comme l’instrument de ses projetsinsensés. Mais la vérité perce à travers les voi-les dont il cherche à l’envelopper. Déjà impa-tient de figurer encore sur l’affreux théâtre deschamps de. bataille, jouissant d’avânce de sevoir, rendu à sa puissance., commander à lamort, planer sur des monceaux de cadavres et