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Ëbrànléè par des assurances aussi positivesl'aFrarice se livra pendant quelques instansàl’es-poir d’éviter la guerre qu’elle déclarait à l’Eu-rope entière, en recevant de nouveau, et au mé-pris de ses traités, l’homme qu’elle avait pros-crit à jamais. Les hommes pensans, tous lesvrais Français, qu’un intérêt personnel ou defausses idées d’indépendance n’avaient pointexaltés, quoiqu’en conservant un doute bienraisonnable sür la réalité de pareils arrange-ntens, cherchaient h se faire illusion, et aimaientà se persuader que Buonaparte n’oserait se per-mettre une aussi indigné tromperie. Comprimésd’ailleürs par une tourbe ignorante et follemententhousiaste, ils ne pouvaient qu’âppeler parleurs vcèux le seul évènement qui pût sauver lapatrie des funestes atteintes d’une nouvelle in-vasion.
Ainsi, par de perfides insinuations , desmensonges artificieusement ourdis et plus im-pudemment soutenus , Buonaparte parvint àrendre à la France, étonnée dé l’audacieuseassurance qu’il affectait, la confiance dont ilàvait besoin pour l’engager dans la lutte qu’ilpréparait. Ainsi, à la honte éternelle de la na-tion , le perturbateur constant de son repos , le