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laut nous sommes places dans une posilionqui n’a rien de semblable ä celle oü nousnous ironvons. Les annees qui seraient unobslacle insurmoniable au retablissement del’ancieune monarchie, se trouvenl tout-ä-coup isolees du reste de la nalion; formeesä l’obeissance passive, elles ne reconnaissentd’aulres lois que la volonte de lcur maitre ,ni d’aulre inlerel que celui qui leur est per-sonnel; elles n’exislent pas pour le salut deleur patrie, c’est au contraire leur palrie quin’existe que pour elles ou pour le despotequi leur en parlage les depouilles (l).
Dans une monarchie constilutionnelle , le
(i) Tons ces raisonnemens , vrais dans la suppo-sition oü Bonaparte serait parvenu ä exercer sur lecontinent son ancienne influence , auraient ete faux,s’il avait ete oblige de se restreindre dans les limitesnaturelles de la France. Dans ce dernier cas , il se-rait arrive , non pas que Bonaparte aurait etabli laliberte , car il ne concevait que la demagogie ou ledespotisme , mais que l’armee confondue avec lescitoyens en aurait pris l’esprit, et aurait fini parl’abandonner. Cet homme n’etait pas de son siede ;il fallait qu’il perit, ou par la paix ou par la guerre.