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2 (1861)
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356
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3 o 6 ŒUVRES DE HENRI HEINE.

dans l’original les œuvres de ce célèbre écrivain. Puis iljoua un morceau tiré d’une de ces symphonies fantas-tiques de Berlioz, où le génie du jeune maestro françaisse montre l’égal de celui ûe Beethoven qu’il dépasseparfois en fougue et folie — en furor francese. Berliozest sans contredit le plus grand et le plus original mu-sicien que la France a donné au monde. Le morceaujoué par Liszt fit son effet. Ce ne fut dans toute la salleque visages pâlissants, seins oppressés, respiration pré-cipitée pendant les pauses, et enfin applaudissementsforcenés. Ce fut ensuite avec une joie plus folle qu’ellesse livrèrent à la danse, les wiUis du salon, et j’euspeine, au milieu de la bagarre, à me réfugier dans unepièce voisine. On y jouait. Sur de grands fauteuils re-posaient quelques dames, qui regardaient les joueursou faisaient mine de s’intéresser au jeu. En passantauprès d’une de ces dames, mon bras frôla sa robe, etj’éprouvai, depuis la main jusqu’à l’épaule, un tressail-lement semblable à une légère secousse électrique.Une commotion de même nature, mais de la plusgrande force, agita mon cœur, quand je vis la figure dela dame. Est-ce elle ou n’est-ce pas elle? C’était bienle même visage, semblable à un antique par la formeet la couleur, si ce n’est qu’il avait un peu perdu de sapureté et de son éclat de marbre. L’œil exercé pouvaitremarquer sur le front et sur les joues de petits défauts,peut-être de légères marques de petite vérole, qui fai-saient l’effet de ces taches d’intempéries qu’on trouve

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