XIII
Si je ne fus pas compris par signora, je le serai cer-tainement beaucoup mieux par toi, cher lecteur. Miladyaussi me comprit, et cela réveilla sa bonne humeur. Ce-pendant quand je voulus, peut-être avec un air sérieux,payer tribut à l’opinion générale que le peuple a besoind’une religion positive, elle ne put s’empêcher de mecontredire avec sa manière ordinaire.
Il faut que le peuple ait une religion ! s’écria-t-elle.Voilà ce que ne cessent de prêcher mille et mille languesimbéciles et hypocrites...
— Et cependant cela est vrai, milady. Comme unemère ne peut satisfaire avec la simple vérité à toutes lesquestions de l’enfant, parce que l’intelligence de celui-ci ne le permet pas encore, il faut aussi qu’on ait là unereligion positive, une église, pour faire à toutes les ques-tions par trop métaphysiques du peuple, des réponsesbien précises qui tombent sous les sens, selon sa forcede conception.
— Oh ! fi, docteur ! votre comparaison même met'appelle une histoire qui, à la lin, ne parlerait pas en