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2 (1861)
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257
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KEISEBILDEK.

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du courage dans le combat, et ne redoutassent pas lamort, et je les emploierais uniquement à la guerre. Lesautres, je les réserverais pour les parades et les revues;et, afin quil ne vînt pas à lesprit de ceux-ci quils nerisqueraient rien à tuer quelquun pour passer le temps,je leur défendrais, sous peine de mort, de croire à lim-mortalité de lâme; je leur donnerais même encore unpeu de beurre avec leur pain de munition, pour leur faireaimer la vie. Tout au contraire, pour les premiers, ceshéros immortels, je leur rendrais la vie très-amère, afinquils apprissent à la mépriser comme il faut, et à con-sidérer la bouche des canons comme lentrée dun mondemeilleur.

Milady, lui dis-je, vous seriez un mauvais souve-rain. Vous savez peu régner, et vous nentendez absolu-ment rien en politique. Si vous aviez lu mes Annalespolitiques...

Je comprends tout cela peut-être mieux que vous,cher docteur. De très-bonne heure, jai cherché àminstruire-dessus. Quand jétais encore petite, àDublin...

Et que jétais couchée sur le dos, dans lherbe, etque je réfléchissais, ou que je ne réfléchissais pas,comme à Ramsgate...

Un regard, semblable à un léger reproche dingrati-tude, tomba des yeux de Milady; mais elle se remit àsourire, et continua elle-même la phrase que je venaisde continuer à sa place : Quand jétais encore petite,