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2 (1861)
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RE1SEBILDF.R.

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certainement au vol des choses sacrées * et mapplique-rotu volontiers la loi du sacrilège. Malheureusement cesbaisers furent la seule chose que je pus empocher cettenuit-. Francesca avait résolu de lemployer tout en-tière au salut de son âme, à genoux et en prière. Envain m'offris-je à partager ses exercices de dévotion;quand elle arriva dans sa chambre, elle men ferma laporte au nez. Ce fut inutilement que je restai au dehorsencore une grande heure, demandant à entrer, pous-sant tous les soupirs possibles, feignant de pieuseslarmes, jurant les serments les plus sacrés, avec res-triction mentale sentend : je sentais que peu à peujarrivais au jésuitisme le plus insinuant, et jallais pro-mettre à mon inamorata quen lembrassant jembras-serais en même temps sa croyance et son culte.

Francesca ! mécriai-je, étoile de mes pensées,pensée de mon âme, ma bien-aimée, bien dansante ettrès-croyante Francesca ! ouvre-moi ta porte ! Ce seraaussi pour moi la parole du ciel, de ton beau ciel catho-lique. Je te promets de quitter la foi protestante, cettevilaine et froide religion que jai professé, sans jamaislaimer... A tes blancs et adorables pieds jabjurerai leserreurs ae Luther auxquelles jétais resté attaché parune nécessité mondaine et par les ruses prussiennes deSatan... Ouvre-moi ta porte et je vais entrer dans le gironde léglise catholique, apostolique et romaine ! Dans tesbras orthodoxes je vais goûter la béatitude des bien-heureux ! sur tes lèvres, dans les baisers, se révélera à