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certainement au vol des choses sacrées * et m’applique-rotu volontiers la loi du sacrilège. Malheureusement cesbaisers furent la seule chose que je pus empocher cettenuit-là. Francesca avait résolu de l’employer tout en-tière au salut de son âme, à genoux et en prière. Envain m'offris-je à partager ses exercices de dévotion;quand elle arriva dans sa chambre, elle m’en ferma laporte au nez. Ce fut inutilement que je restai au dehorsencore une grande heure, demandant à entrer, pous-sant tous les soupirs possibles, feignant de pieuseslarmes, jurant les serments les plus sacrés, avec res-triction mentale s’entend : je sentais que peu à peuj’arrivais au jésuitisme le plus insinuant, et j’allais pro-mettre à mon inamorata qu’en l’embrassant j’embras-serais en même temps sa croyance et son culte.
— Francesca ! m’écriai-je, étoile de mes pensées,pensée de mon âme, ma bien-aimée, bien dansante ettrès-croyante Francesca ! ouvre-moi ta porte ! Ce seraaussi pour moi la parole du ciel, de ton beau ciel catho-lique. Je te promets de quitter la foi protestante, cettevilaine et froide religion que j’ai professé, sans jamaisl’aimer... A tes blancs et adorables pieds j’abjurerai leserreurs ae Luther auxquelles j’étais resté attaché parune nécessité mondaine et par les ruses prussiennes deSatan... Ouvre-moi ta porte et je vais entrer dans le gironde l’église catholique, apostolique et romaine ! Dans tesbras orthodoxes je vais goûter la béatitude des bien-heureux ! sur tes lèvres, dans les baisers, se révélera à