VI
« Vulcaîn verse abondamment à tous les dieux ledoux nectar qu’il puise dans une urne profonde; un rire,inextinguible s’élève au milieu des heureux habitants del’Olympe, quand ils voient Vulcain, pour les servir,s’agiter avec effort dans les palais célestes. Durant toutle jour, et jusqu’au coucher du soleil, prolongeant lesfestins, et savourant l’abondance des mets, ils écou-tèrent avec délices les sons de la lyre brillante que fai-sait retentir Apollon, et les chœurs des Muses, chantanttour à tour d’une voix harmonieuse. .Iliade. »
Quand soudain entra, tout essoufflé, un juif pâle, dé-gouttant de sang, une couronne d’épines sur la tête, etportant sur l’épaule une grande croix de bois, et il jetacette croix sur la splendide table du banquet. Les vasesd’or tremblèr°nt, les dieux se turent, pâlirent, pâlirentdavantage jusqu’à ce qu’ils s’évanouirent enfin envapeur.
Il y eut alors un triste temps, et le monde devint griset sombre. 11 ne fut plus question de dieux heureux; on