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2 (1861)
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213
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REI SEBILDE R,

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Je lui figurai ensuite les Néo-Athéniens se pressant àMunich pour sabreuver à la source de la boisson spiri-tuelle de M. Schelling, comme si ce fût la meMleurebière, le robinet de vie, le breuvage dimmortalité.

La jaunisse de lenvie courut sur toute la peau dupetit philosophe, quand il apprit que ses collègues seglorifiaient dune pareille affluence, et il me dit avechumeur : Qui des deux vous paraît le plus grand?Je ne puis le décider, répondis-je, pas plus que je nepourrais décider si la Schechner est plus grande artisteque la Sonntag, et je pense...

Pense !... sécria le lézard avec le ton tranchant ethautain du mépris le plus complet ; penser ! et qui penseparmi vous autres? Mon sage monsieur, il y a déjà troismille ans que je fais des recherches sur les fonctionsintellectuelles des animaux ; jai surtout pris pour objetde mon étude les hommes, les singes et les serpents ;jai consacré à ces étranges créatures autant dapplica-tion que Lyonnet à ses chenilles du saule; et je puisvous donner comme résultat net et certain de mes ob-servations, de mes expériences et de mes comparaisonsanatomiques, quaucun homme ne pense, quil prendde temps à autre aux hommes une lubie quelconque;quils appellent pensées de pareilles illuminations invo-lontaires, et penser, lacte de les ranger à la file. Maisvous pouvez le redire en mon nom, aucun de vos philo-sophes ne pense, pas plus Hegel que M. Schelling; etquant à leur philosophie, ce nest quair et eau, comme