II
— Rien ne veut rétrograder dans le monde, me dit unvipux lézard; tout marche, et, à la fin, il y aura ungrand avancement dans la nature. Les pierres passerontplantes, les plantes animaux, les animaux hommes,etles hommes deviendront dieux.
— Mais, répliquai-je, que deviendront ces bonnespfttes de pauvres vieux dieux ?
— Cela s’arrangera, mon cher ami, me répondit-il. Ilest prol able qu’ils abdiqueront, ou qu’on les mettra <àla retraite d’une manière honorable.
— J’ai appris encore bien d’autres secrets de monami le philosophe de la nature, à la peau hiérogly-phique, mais je lui ai donné ma parole d’honneur den’en rien dévoiler. J’en sais maintenant plus queM. Schelling et Hegel.
— Que pensez-vous de ces deux hommes? me de-manda, avec un sourire moqueur, le vieux lézard,quand je prononçai devant lui ces deux noms.
— Quand on pense, répondis-je, qu’ils ne sont quedes hommes, et non des lézards, on doit beaucoup