RE1SEBILDEH.
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bien préférable : ils peuvent pleurer. Mais ce sont lesanimaux qui sont le plus favorisés, car ils peuvent par-ler, chacun à sa manière. Les hommes parlent le mieux.Un jour, quand le monde entier sera délivre, toute lacréation pourra parler aussi comme dans ces tempsfabuleux que chantent les poètes.
Les lézards sont une race railleuse, et ils aiment àmystifier les autres animaux ; mais avec moi, ils ont ététrès-humbles, ils ont soupiré fort loyalement, et m’ontraconté des histoires de l’Atlantide que je veux bientôtécrire pour le profit et l’édification du monde. Je metrouvais sur un pied d’intimité parfaite avec ces petitsêtres, qui conservent les secrètes annales de la nature.Ne seraient-ce peut-être pas des hommes enchantés,des familles de prêtres, comme ceux de l’ancienneÉgypte, qui habitaient les labyrinthes de leurs rochesgranitiques, épiant également les secrets de la nature ?On voit briller sur leurs petites têtes, sur leurs corps etsur leurs queues, des symboles mystérieux comme surles bonnets hiéroglyphiques, et sur les vêtements deshiérophantes de l’Égypte..
Mes petits amis m’ont aussi enseigné un langagede signes, au moyen duquel je puis parler avec la na-ture entière. Cela me soulage souvent l'âme, surtoutvers le soir, quand les montagnes sont enveloppées deces ombres qui donnent un doux frisson, que les cas-cades bruissent, que les plantes répandent leurs’par-fums, et que les éclairs rapides traversent l’horizon.