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2 (1861)
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REI8EBILDER.

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aucune affaire avec lui. Je suis un homme, monsieur ledocteur, qui ne se vante de rien, mais si je voulais mevanter de quelque chose, je me vanterais de ce que jesuis un honnête homme. Je men vais vous raconter unbeau trait de moi, et vous serez étonné... Je vous disque vous serez étonné, aussi vrai que je suis un honnêtehomme. Il y a à Hambourg un homme qui demeure surle Speers-Ort, et qui est fruitier-épicier. Il sappelleBûchette, cest-à-dire que, moi, je lappelle Bû-chette, parce que nous sommes bons amis, autre-ment tout le monde lappelle M. Bûche. Sa femmesappelle aussi madame Bûche, et elle na jamais pusouffrir que son mari jouât dans ma collecte; et quandil voulait jouer chez moi, je ne pouvais pas lui apporterle billet de loterie chez lui. Il me disait toujours, dansla rue : Hirsch, je veux jouer chez toi tel ou tel nu-méro; tiens, voilà largent. Et je lui disais alors : cestbon, Bûchette; et je rentrais à la maison, je mettais àpart, pour lui, le numéro sous enveloppe, et jécrivaisdessus, en caractères allemands : « Pour le compte deM. Christian-Hinrich Bûche. » A présent, écoutez etadmirez... Cétait par une belle journée de prin-temps. Les arbres qui entourent la Bourse étaient vertset les zéphyrs agréables, le soleil brillait dans le ciel, etjétais devant la Banque, à Hambourg. Arrive Bûche,ma Bûchette, qui tenait sous le bras sa grosse madameBûche, et qui me salue le premier, puis me parle dubeau printemps du bon Dieu, fait quelques observations