REISEMUIKR,
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grecque et tâchent de communiquer de cette manièreleurs sentiments aux hommes.
— M. Gumpel parle quelquefois comme un livre, medit tout bas Hyacinthe, en pinçant ses lèvres minces,clignotant des yeux avec une satisfaction vaniteuse, ethochant sa curieuse petite tête. Je vous dis, ajouta-t-ilun peu pins haut, qu’il parle quelquefois comme unlivre; alors il n’est pour ainsi dire plus un homme, maisun être supérieur, et, plus je l’entends, plus je metrouve bête.
— Et que tenez-vous là? demandai-je au marquis.
— Ce sont des perles ! répondit-il, et il me présenta lelivre.
Au mot de perles, Hyacinthe fit un saut; mais,quand il ne vit qu’un livre, il sourit avec un regardde pitié. Ce collier de perles portait pour titre : Poé-sies du comte Ramier le jeune, Stuttgard, 1828, chezCotia.
—Je n’ai pu fermer l’œil de la nuit, me dit le marquis ^d’un ton plaintif ; j’ài été bien agité. Il m’a fallu me leveronze fois, et par bonheur j’avais cette excellente lec-ture dans laquelle je ne cherchais que l’instructionpoétique, et où j’ai puisé des consolations pour la vieréelle. Vous voyez quelle estime j’ai pour ce livre; il n ymanque pas un feuillet, et dans la position où je metrouvais...
— Je suis certain , monsieur le marquis, que tout lemonde n’a pas eu les mêmes égards pour ce livre.