Druckschrift 
2 (1861)
Entstehung
Seite
187
Einzelbild herunterladen
 

KEISEBILDE1U

487

_ c’est la même chose, continua Hyacinthe, ou , sivous vouler,, un serin des Canaries : les oiseaux qu’on adans son jardin sont ce qui coûte le moins. I.e prin-^fiil j cipal, c’est la serre chaude, les tapis dans le pavillon etles statues de luxe qui sont devant, par exemple : un11 te® général des dieux tout nu, et une Vénus Urinia; la paire

' coûte 300 marcs. Au milieu du jardin, Gudule s’est fait

“ton* faire un petit jet d’eau..., et peut-être qu’elle est là à se

limmoa. caresser le nez, à se donner un plaisir de rêverie, et

quelle pense à moi... Ah!

îltgrose Ce soupir fut suivi d’une pause sentimentale que le

(tlfiji marquis coupa en demandant d’un air languissant: —

tfioià Dis-moi sur ton honneur, Hyacinthe, crois-tu réellement

s nwtsal que ta poudre agirait?

emandid —Elle agira, sur mon honneur, répliqua celui-ci,

aiift Pourquoi n’agirait-elle pas? Elle agit bien sur moi ! Est-

ilfitfe ce que je ne suis pas un homme de chair et d’os comme

jef®d vous? Le sel de Glauher rend tous les hommes égaux,

jaunis® et si Rothschild en prenait, il en ressentirait les mêmes

(Uipy*! effets que le plus petit courtier. Je m’en vais vous pré-

jjsfaï dire tout ce qui va arriver : Je verse la poudre dans un

verre, de l’eau dessus, et je remue, et aussitôt que vousK!dï® l’aurez avalée, vous ferez une vilaine grimace et vous

direz prrr! prrr! Après quoi vous entendrez vous-mêmecomme ce'a vous gargouillera en dedans; vous vousÜ 9 sentez tout drôle, et vous vous mettez au lit, et je vous

donne ma parole d’honneur que vous vous relèverezbientôt, que vous vous recoucherez, que vous vous re-

v