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2 (1861)
Entstehung
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185
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verre de liqueur. Et un jour que je me plaighais de dou-leurs causées par tes humeurs, elle me donna la recettedes poudres dont se sert son mari. Je fais encore usagede ces poudres aujourd’hui, et elles ne manquent jamaisleur effet : notre amour n’a pas eu d’autres suites. J’aitoujours pensé, monsieur le marquis, que vous feriezbien d’essayer un jour de ces poudres. Aussi, la pre-mière chose que je fis en entrant en Italie, fut d’allerchez l’apothicaire, à Milan, et de me faire faire lapoudre, et je la porte constamment sur moi. Attendezun instant, je vais la chercher, et si je la cherche, je latrouverai; et si je la trouve, il faudra que votre Excel-lencé la prenne.

Il serait trop long de répéter le commentaire dont lechercheur affairé accompagna chacun des objets qu’ilpêcha dans sa poche. Nous en vîmes sortir successi-vement :

1° Un morceau de bougie;

2° Un étui d’argent renfermant les instruments néces-saires à la coupe des cors ;

3° Un citron;

4° Un pistolet qui, bien que non chargé, était pour-tant enveloppé dans du papier, afin que la vue seulen’occasionnât pas de mauvais rêves;

5» Une liste imprimée du dernier tirage de la loteriede Hambourg;

6° Un petit livre, relié en cuir noir, renfermant lespsaumes de David et les dettes actives;