Il n’y a rien de plus ennuyeux sur cette terre que lalecture d’un voyage en Italie, si ce n’est peut-être l’ennuide l'écrire; et l’auteur ne se peut guère rendre suppor<table qu’en y parlant le moins possible de l’Italie elle-même. Quoique je fasse grand usage de cet artifice dumétier, je ne puis, cher lecteur, te promettre beaucoupd’amusement dans les chapitres qui vont suivre. Si tutrouves fort ennuyeuses toutes les sottises que tu y ren-contreras , console-toi en pensant à moi, qui ai dû lesécrire. Je te conseille de sauter de temps à autre quel-ques feuillets, tu arriveras ainsi plus promptement à lafin... Hélas ! plût, à Dieu que je pusse faire de même !Ne va pas croire que je plaisante ! Si tu veux que je tedise sérieusement mon avis sur ce livre, je te conseillede le fermer dès à présent, et de ne plus en lire davan-tage. Je t’en ferai prochainement un meilleur, et si,dans un livre suivant, nous nous retrouvons avec Ma-thilde et Francesca dans la ville de Lucques, les imagesgracieuses te plairont bien plus que le présent chapitre.
Dieu soit loué ! en ce moment résonne sous mes fe-