REISEBILDF.R. 169
on tient dans ses mains le petit pied blanchet d’une belledame.
Je ne fus pas peu surpris de cette dernière remarque,et me dis à part moi : — Est-ce une raillerie? Mais com-ment le drôle a-t-il déjà pu avoir connaissance du bon-heur qui m’est échu aujourd’hui même, pendant qu’ilétait occupé de l’autre côté de la- montagne? S’est-ildonc passé là-bas une scène semblable, et faut-il y voirune ironie du grand poète comique d’en haut, qui apeut-être fait jouer au même moment, pour l’amusementde son public céleste, un millier de scènes pareilles,qui se parodient réciproquement? Cependant ces deuxsuppositions étaient sans fondement; car, après l’avoirlongtemps pressé de questions, et lui avoir promis à lafin de n'en rien dire au marquis, le pauvre hommem’avoua que lady Maxfield était au lit quand il lui avaitapporté la tulipe, et qu’au moment où il avait voulu luidébiter sa belle harangue, un des pieds de la dames’étant découvert, il y avait remarqué des cors. Il luiavait aussitôt demandé la permission de les couper, etsur-le-champ cette permission fut gracieusement accor-dée. On m’a récompensé, ajouta le bonhomme, pourma cure en même temps que pour la remise de la tulipe,par un francesconi.
— Mais je ne le fais toujours que pour l’honneur, fitremarquer expressément Hyacinthe, et c’est aussi ceque j’ai dit au baron Rothschild, quand j’eus l’honneurde lui couper les cors. Cela se passa dans son cabinet; il
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il.