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ŒUVRES DE HENRI HEINE.
enivrées des raisins de leurs propres vignes. Dans lavallée, le torrent roulait plus rapide, et grondait avecinquiétude, comme s’il eût craint que les montagnes,chancelantes dans leur ivresse, ne vinssent à tomber età l’écraser. Et puis les éclairs- du soir étaient si passion-nés !... comme des baisers étincelants. — Oui ! m’écriai-je, le ciel riant embrasse sa terre bien-aimée !... O Fran-cesca ! ciel de beauté ! je suis la terre, abaisse-toi surmoi ! Je suis si complètement terrestre, et j’aspire aprèstoi, 6 mon ciel ! Ainsi criais-je, et j’étendais les bras avectoute l’extase du désir, et je donnai de la tête contre plusd’un arbre, que j’embrassai sans me plaindre, et moncœur bondissait d’ivresse amoureuse... Quand tout d’uncoup j’aperçus un personnage écarlate, qui m’arrachaviolemment à tous mes rêves et me rejeta dans la plustiède réalité.