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2 (1861)
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REISEBILDEU.

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et les animaux, les hommes et leurs œuvres. Ces pyra-mides égyptiennes, qui semblent braver sa rage de des-truction , ne sont, elles-mêmes que les trophées de sapuissance, des monuments danéantissement, dantiquestombeaux de rois.

Mais une pensée pire encore que celle dun dépéris-sement continuel, dun affreux gouffre de mort toujoursbéant, cest que nous ne périssons même pas en qualitédoriginaux, mais seulement comme copies dhommesdisparus depuis longtemps, qui nous ressemblaient encorps et en esprit, et quil naîtra après nous des hommesqui auront encore le même air, les mêmes sentimentset les mêmes pensées que nous, et que la mort anéantiraaussi;... désolant et éternel jeu de redites pour lequella terre féconde est obligée de produire sans cesse, etplus que la mort ne peut détruire, de sorte que, dans lapresse dun tel travail, elle ne peut guère soccuper quede la conservation des espèces plutôt que de loriginalitédes individus.

Plus que jamais je me sentis pénétrer par le frissonmystérieux de cette pensée, quand je vis dans le palaisDurazzo les portraits des belles Génoises, et, dans lenombre, un tableau qui produisit dans mon âme unetendre tempête , dont mes paupières tremblent encorequand jy pense... Cétait le portrait de Maria la morte.

Le gardien de la.galerie croyait, à la vérité, que ceportrait représentait une duchesse de Gênes, et il ajoutadun ton de cicerone ; Il a été peint par Giorgio Bar-