Les ouvrages de Joseph de Hormayr sont indispen-sables pour l’étude de l’histoire du Tyrol : ils sont mêmeencore, pour celle de nos jours, la meilleure et peut-êtrel’unique source.
La Guerre des paysans tyroliens en 1809, par Bar-tholdy, est un livre bien et spirituellement écrit, et sil’on y trouve des défauts, ils résultent nécessairementde ce que l’auteur, par suite de la noble faiblesse propreaux gens de cœur, avait pour le parti vaincu une prédi-lection particulière, et que la fumée de la poudre enve-loppait encore les événements au moment où il les adécrits.
Beaucoup de faits mémorables de ces temps n’ontpas été recueillis et ne vivent que dans la mémoire dupeuple, qui n’en parle guère aujourd’hui avec plaisir,parce qu’ils lui rappellent le souvenir de mainte espé-rance déçue. Les pauvres Tyroliens ont dû faire aussitoutes sortes d’expériences, et quand on leur demandes’ils ont obtenu, en récompense de leur fidélité, tout cequ’on leur avait promis aux jours du danger, ils haussent