HRISKBILDKH.
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avec les montagnes, et maintenant vous voilà gisantbrisés dans le vallon, et les montagnes sont toujoursdebout et immobiles.
Un aigle perché sur sa chère roche solitaire, et quientend une si dure raillerie, doit faire de poignantes ré-llexions. Il pense au sort qui l’attend lui-même. Il nesait pas non plus, lui, dans quelle profondeur, il sera jetéun jour. Mais les étoiles lui envoient des scintillementssi rassurants, les eaux des bois roulent des murmures siconsolateurs, et la fière harmonie de son âme, à lui,couvre si puissamment la voix des pensées timides, qu’iloublie bientôt celles-ci. Que le soleil vienne à paraître,et il se retrouvera comme toujours; il planera vers sonastre, et quand il sera assez haut, il lui chantera sesjoies et ses doideurs. Les animaux ses compagnons, sur-tout les hommes, croient que l’aigle ne peut chanter, etils ne savent pas qu’il ne chante que lorsqu’il est horsde leur portée, et qu’il a trop d’orgueil pour vouloir êtreentendu d’un autre que le soleil. Et il a raison : il pour-rait prendre ici-bas fantaisie à quelqu’un de la raceemplumée, de rendre compte de son chant. Je sais moi-même par expérience ce que disent de pareilles cri-tiques : la poule se dresse sur une patte et caquète quele chanteur n’a pas d’âme ; le dindon glousse que levéritable sérieux lui manque ; la colombe roucoule qu’ilne connaît pas l’amour intime; l’oie barbote qu'il n’estpas assez savant ; le chapon crie de sa voix aigre qu’ilest trop sensuel ; le roitelet l’accuse de manquer totale-