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l’honneur que je ne pouvais m’en faire une idée si je n’yavais été moi-même. — Ceci, répliquai-je, ne peutse faire encore pour le moment. Je veux entreprendreun autre voyage dont j’ai fait le projet ce printemps : jevais partir pour l’Italie.
En entendant ces mots, mon homme sauta tout à coupde dessus son siège, pirouetta trois fois sur le mêmepied, et fredonna : — Tirily ! tirily ! tiriiy !
Ce fut pour moi le dernier coup d’aiguillon. — Je parsdemain, me dis-je sur-le-champ. Je neveux plus tarder;il me faut voir aussitôt que possible le pays qui peutjeter le Philistin le plus sec dans une telle extase, qu’àentendre ce nom, il se met à chanter comme une caille.Pendant que je m’occupais chez moi à faire mes malles,le ton de ce tirily me résonnait incessamment dansl’oreille, et mon frère, Maximilien Heine, qui m’accom-pagna le lendemain jusqu’à la frontière, ne pouvaitcomprendre pourquoi de toute la journée je ne pus direun mot de sens commun , tandis que je ne cessais detirilyser.