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2 (1861)
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RKISKKILDKR.

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lhonneur que je ne pouvais men faire une idée si je nyavais été moi-même. Ceci, répliquai-je, ne peutse faire encore pour le moment. Je veux entreprendreun autre voyage dont jai fait le projet ce printemps : jevais partir pour lItalie.

En entendant ces mots, mon homme sauta tout à coupde dessus son siège, pirouetta trois fois sur le mêmepied, et fredonna : Tirily ! tirily ! tiriiy !

Ce fut pour moi le dernier coup daiguillon. Je parsdemain, me dis-je sur-le-champ. Je neveux plus tarder;il me faut voir aussitôt que possible le pays qui peutjeter le Philistin le plus sec dans une telle extase, quàentendre ce nom, il se met à chanter comme une caille.Pendant que je moccupais chez moi à faire mes malles,le ton de ce tirily me résonnait incessamment dansloreille, et mon frère, Maximilien Heine, qui maccom-pagna le lendemain jusquà la frontière, ne pouvaitcomprendre pourquoi de toute la journée je ne pus direun mot de sens commun , tandis que je ne cessais detirilyser.