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grands facrifices, l’épuifement qui en réfulte,altère nécelfairement les proportions quiexiftoient entre vos forces, & celles des grandsÉtats qui n’ont pris aucune part à votrequerelle, & dont la profpérité s’eft accrueà l’ombre de la paix dont ils ont joui.
Enfin , on ne peut contefter que la grarn'deur où l’on parvient par la fageffe de fonadminiftration , ne foit la plus impofante 3& celle qui captive davantage le refpeètdes autres nations ; elles font bien plus in-quiètes du plus petit aggrandiffement qu’onveut fe procurer par la guerre ou la poli-tique, que de cette augmentation de puif-fance dont l’ordre elt le fondement ; & cefentiment eft naturel ; car la profpérité quinaît de la conduite fage d’un Souverain ,rappelle auffi fes vertus, & l’on y voit unefauve-garde contre l’abus qu’il pourrait fairede l’accroiffement de fes forces.
Aujourd’hui, c’eft fur-tout pour le com-merce qu’on enfanglante la terre : cette idéevague, indéfinie;, prête à la politique un nou-