des Finances de la France.' *407
veau lultre, & l’opinion publique excitéepar un mot qui repréfente un intérêt uni-verfel, s’égare louvent elle-même dans fesjugements. Je demanderais volontiers à ceuxqui, pour de femblables motifs, font toujoursprêts à confeiller la guerre : Connoiffez-vousla balance du commerce de votre pays ? enavez - vous étudié les éléments ? avez-vousexaminé luffifamment fi les échanges aux-quels vous voulez participer, augmenterontla richelfe nationale ; & diftinguez-vous bienla fource & les effets de cette richeffe ? avez-vous balancé avec les avantages que vous at-tendez de la guerre, le dommage que pourraporter au commerce la haufl'e de l’intérêt,par la multiplication des emprunts du Gou-vernement , & le renchérilfement de l’induf-trie par l’accroilfement des impôts? êtes-vous fûrs qu’en même-tems que vous tra-vaillerez à obtenir par les armes une nouvellebranche de commerce, une autre ne vouséchappera point, ou par les égards que vous,ferez obligés d’avoir pour vos anciens alliés,
Ce 4