des Finances de la France, 40^
plus probable ; car à mefure qu’on s’eft af-faibli par une guerre , on eft d’autant plusprès d’étre de nouveau jaloux, puifque cefentiment n’eft fondé que fur une compa-raifon ; & que dans le cours des années ,c’eft tantôt une puilfance & tantôt une au-tre qui fixe les regards de la politique :ainfi, la durée des fiecles fe trouve employéeà elfayer de rabaifier fans cefie les autresnations, au niveau de l’état où l’on s’eftréduit foi-même par fes propres fautes ; aulieu qu’en ménageant fes forces, en étudiantfes moyens, & en les faifant valoir par uneadminiftration fage , on fe trouverait fanseffort au point de fupériorité auquel ondéliré d’atteindre.
Je remarquerais encore , que cette ef-pece de fupériorité eft la feule dont lesrapports foient pour ainfi dire univerfels:les triomphes de la guerre vous éléventfans doute au-deffus de la nation que vouscombattez ; mais comme ces triomphes exi-gent communément de longs efforts & de
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