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1 (1910)
Entstehung
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16
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tourelle font déjà penser aux logettes garnies de bancs des escaliers Renaissance. Extérieurement, les encor-bellements très décoratifs, les lucarnes et la tourelle accolée du comble, qui indique limportance de la petitepièce supérieure, sont dun effet très monumental.

Il est assez malaisé de se rendre compte aujourdhui des dispositions intérieures du corps de logis.On trouve cependant à chaque étage, dans le voisinage immédiat de lescalier, une pièce de moyenne dimen-sion, à laquelle est joint un petit réduit voûté sur nervures. Au premier étage (voir fîg. 17 ), cette pièce comporteune cheminée monumentale très restaurée aujourdhui. Elle communique, dune part, à droite, avec deux autrespièces accompagnées, au premier tout au moins, de réduits en saillie sur la façade postérieure et dont la desti-nation dappartements nest pas douteuse. Dautre part, on accède, à travers une sorte de couloir de dégagement,à une grande salle qui, au rez-de-chaussée, est encore voûtée sur croisées dogives; ce sont évidemment lespièces dapparat qui se dégageaient aussi directement sur la galerie.

Le bâtiment a été tellement remanié quon a quelque hésitation à garantir lancienneté de toutes cesdispositions. Toutefois, lépaisseur des murs limitant le couloir qui traverse le bâtiment de part en part et sépareles appartements des pièces de réception, semble assurer que ce couloir a toujours existé. Il y aurait, en cecas, dans la distribution du plan, un notable progrès sur les dispositions beaucoup plus simples et les circu-lations beaucoup plus réduites que nous avons notées jusquici.

Bibliographie : Péan de la Tuilerie : Description de la Ville d'Angers. Edit. C. Port, p. 252-256. De Wismes : Le Maineet lAnjou (fig.). Cél. Port: Dictionnaire historique de Maine et Loire, t. I, p. 111-112. Chanoine Urseau: Congrès archéologique ,1910, Guide p. 203-204.

Le plan que nous donnons du logis Barrault a été relevé à notre intention par M. Grasset, architecte à Angers.

PI. XXXVI. Le Mans. Porte descalier dune maison, me Saint-Pavin de la cité, n° io.

La maison à laquelle appartient ce détail sélève en bordure dune des rues de la vieille ville hautedu Mans, parallèle à la Grande-Rue. Légèrement en contre-bas de celle-ci, elle domine les constructions dela rue de la Verrerie, qui suit à peu près lancienne enceinte. Elle se compose dun important corps de logisplacé à langle dune ruelle qui descend en escalier vers la rue inférieure; ce logis, dont on ignore lhistoire,paraît dater, pour le gros œuvre et quelques détails, tels quune petite fenêtre ouverte sur la façade méridio-nale, de la seconde moitié du xv e siècle. La partie la mieux conservée est un bel escalier à vis qui souvre surla face nord, dans une cour séparée de la rue par un mur de clôture. Cet escalier est inscrit dans une tourelleà pans, à demi engagée dans le bâtiment, à demi saillante sur la cour. Au bas souvre la porte que nous repro-duisons ici.

Dans le tympan, limité par un arc en accolade, sur les rampants duquel on voit quatre magnifiquescrochets de feuillage, sinscrivent des remplages flamboyants; au centre, un motif formé d'un angelot tenantun écusson a été malheureusement martelé. On reconnaît encore, toutefois, que lécu était chargé dun chevronet de trois oiseaux, dont deux en chef et un en pointe. Ce joli ensemble, dun style très précis et élégant, estcomparable à divers morceaux exécutés au Mans, soit antérieurs, comme la petite porte qui se voit sur unemaison placée en face du portail sud de la cathédrale, comme la porte de la tourelle intérieure de la maisondite des Deux Amis; soit postérieurs, comme la porte de la maison dite de la Reine Bérengère, ou celle de lamaison voisine, aujourdhui démolie (voir notice de la pl. XXXVII). Lexécution en appartient sans doute autroisième quart du xv e siècle.

Bibliographie : E. Hucher : Visite des anciennes Maisons du Mans (Congrès archéologique de France 1878). F. Legeay:Les Rues du Mans [1882]. C. Dejault-Martinière : Le Mans illustré [1898], p. 86.

Pl. XXXVII. Cheminée provenant dune maison du Mans (Musée de Cluny).

Cette cheminée fut acquise, en i85q, par le Musée de Cluny et installée dans la salle Lrançois I er ,elle se voit encore. Elle figurait auparavant, ainsi quune seconde cheminée similaire achetée dans les mêmesconditions et placée aujourdhui dans la salle des Ages, dans une maison de la Grande-Rue du Mans, n° i3,dite Maison de la cour Polé, démolie en 1 853. Cette maison de la cour Poté appartenait, à la fin du xv' siècle,à une famille de bourgeois du Mans, les Seigneur, qui possédèrent un moment aussi, au xvi e siècle, la maison