INTRODUCTION DU TOME I
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Quant au comble, il était disposé généralementde façon à déverser les eaux latéralement et à formerun pignon sur la rue, disposition pittoresque dont,avec l’irrégularité des alignements et les encorbelle-ments plus ou moins accusés qui furent imaginés pouraugmenter la surface disponible des appartements, onsait les effets pittoresques si amusants dans les ensem-bles de vieilles rues du Moyen Age. Plus rarementet surtout lorsque l’importance de la demeure entraînaitun plus large développement, ou simplement lorsqu’elleoccupait l’angle des deux rues, le mur goutterot se pré-sentait en façade et souvent, en ce cas, le comble s’agré-mentait de lucarnes. Mais ces dispositions prirent nais-sance surtout après le xm e siècle; jusque là, les comblesétaient, même dans le Nord, assez peu élevés, et c’est auxv 11 siècle surtout que le pittoresque des grands toits aiguset des lucarnes compliquées se développa à l’infini.
Un autre élément de luxe architectural etdécoratif qui s’indique dès le xm e siècle, dont nousverrons le développement au xv e siècle et dont nousne pouvons constater auparavant, dans les maisons deville tout au moins, que les origines assez modestes,c’est l’escalier en vis contenu dans une cage de pierreplus OU moins saillante sur la construction. Fig. iv. — Cordes: Maison du xive siècle.
Si 1 antiquité avait connu cette forme d’escalier elle l’avait peu pratiquée et les cons-tructeurs du moyen âge l’utilisèrent encore assez rarement jusqu’au xm e siècle. A Cluny parexemple, l’escalier droit en maçonnerie est à l’intérieur du plan de la maison et sur le côté,assez raide et sans élégance. Parfois il est même, surtout dans le midi, extérieur au bâti-
Fig. iv. — Cordes: Maison du xive siècle.
Fig. v. — Reims: Maison des Musiciens (xme siècle).
ment. M. Camille Enlart a signalé quelques exemplesde vis dès la fin du xnf siècle, à l’évêché de Soissonspar exemple, et Viollet-Le-Duc avait déjà décrit plu-sieurs maisons du xm e siècle en Bourgogne où unescalier à vis se trouve contenu dans une tourelle enencorbellement, au centre de la façade, au-dessus dela porte d’entrée, disposition très originale et très ingé-nieuse pour gagner de la place, que les constructeurs duxv e siècle renouvelleront comme nous le verrons plus loin.
Nous n’avons parlé jusqu’ici que des maisonsde pierre. Il semble bien établi par les textes que laconstruction en bois dont les traditions pouvaientremonter jusqu’aux charpentiers barbares, s’appliquade très bonne heure à l’édification des maisons deville et sans doute dès l’époque mérovingienne.
Malgré le danger des incendies, l’économieréalisée par ce procédé tenta fréquemment les construc-teurs par la suite, surtout dans les pays où la pierreest le plus rare. Viollet-Le-Duc a donné des dessins