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appartient peut-être à la pathologie plutôt qu'à l'esthé-tique. Un médecin dont la spécialité sont les maladiesdes femmes, et que j’interrogeai l’autre jour surle charmeincroyable que notre Franz Liszt exerce sur son public,se prit à sourire d’un air très-singulier et me débita biendes choses sur le galvanisme, sur l’électricité, sur lacontagion dans l’atmosphère chargée et brûlante d’unesalle remplie de bougies flamboyantes et d’une foule depersonnes parfumées et couvertes de sueur, sur l’épi-lepsie histrionique, sur les cantharides musicales, surles phénomènes du chatouillement et sur d’autres ma-tières chatouilleuses qui, je crois, ont rapport aux mys-tères de la bona dea. Cependant il ne faut peut-être paschercher la solution de la question dans des profon-deurs aussi ténébreuses, mais bien au contraire dansun fait très-vulgaire. Il me semble parfois que toutela sorcellerie pourrait s’expliquer par la raison que per-sonne au monde ne sait aussi parfaitement que notreFranz Liszt organiser ses succès ou plutôt leur miseen scène. Dans cct art il est un véritable génie, unPhiladelphia, un Bosco, un Boudin, voire un Meyer-beer. Les plus grands personnages lui servent gratisde compères, et ses enthousiastes inférieurs et louéssont dressés à merveille pour le louer à leur tour. Lamousse pétillante du vin de Champagne et la réputationd’une libéralité prodigue, trompetée par les journauxles plus dignes de foi, sont un appât avec lequel oivgagne des recrues dans chaque ville. Toutefois il se