Lii traduction française de Spinosa est d’ailleurs untravail de grand mérite. Le nom du traducteur estM. Saisset.
SUPPLÉMENT
SAISON MUSICALE
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Paris, 25 avril (Civ
A tout seigneur tout honneur. Nous commenceronsaujourd'hui par Berlioz, dont le premier concert a été ledébut de la saison musicale, et lui a pour ainsi dire servid’ouverture. Les productions plus ou moins nouvellesqu’on y a exécutées, ont trouvé un juste tribut d’applau-dissements, et même les âmes les plus indolentes furententraînées par la puissance du génie qui se révèle danstoutes les créations du grand maestro. Il y a là un batte-ment d'ailes qui ne montre pas un ordinaire oiseauchanteur, c’est un rossignol colossal, une alouette degrandeur d’aigle, comme il en a existé, dit-on, dans lemonde primitif. Oui, la musique de Berlioz en général apour moi quelque chose de primitif, sinon d’antédilu-vien, et elle me fait songer à de gigantesques espèces debêtes éteintes, à des mammouths, à de fabuleux em-pires aux péchés fabuleux, à bien des impossibilités