IUTECE.
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France, et nous sommes assez impartiaux pour ne pasattribuer ses efforts publics et secrets aux mesquinesinstigations de l’ambition, mais aux soins les plus désin-téressés pour le salut spirituel du peuple. L’éducationde la jeunesse est le moyen le plus prudent pour avanceravec efficacité le sacré but; aussi a-t-on déjà fait dansce chemin des progrès incroyables, et le clergé a dûnécessairement entrer en collision avec les prérogativesde l’université. Pour paralyser entre les mains de cettedernière la surveillance générale de l’instruction libéraleorganisée par l’État, l’on chercha à rallier aux intérêtscléricaux les antipathies des révolutionnaires contretoute espèce de privilèges, et les hommes qui, s’ils par-venaient à la domination, ne permettraient pas mêmela liberté de penser, exaltent maintenant dans desphrases enthousiastes la liberté de l’enseignement, etélèvent des plaintes contre le monopole de l’esprit. Lecombat avec l’université n’était donc pas une escar-mouche fortuite, et il devait éclater tôt ou tard; la résis-tance était également un acte de la nécessité, et bien quemalgré elle, l’université était forcée de ramasser le gant.Mais bientôt les plus modérés sentirent le sang bouillantde la passion leur monter à la tête, et ce fut Michelet,le doux et paisible Michelet, cet homme au caractèreplacide comme le clair de lune, qui devint tout à coupfurieux, et lança dans l’auditoire public du Collège deFrance ces paroles contre le clergé : « Pour vous chas-se", nous avons renversé une dynastie, et s’il le faut,
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