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Lutèce : lettres sur la vie politique, artistique et sociale de la France
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353
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IUTECE.

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France, et nous sommes assez impartiaux pour ne pasattribuer ses efforts publics et secrets aux mesquinesinstigations de lambition, mais aux soins les plus désin-téressés pour le salut spirituel du peuple. Léducationde la jeunesse est le moyen le plus prudent pour avanceravec efficacité le sacré but; aussi a-t-on déjà fait dansce chemin des progrès incroyables, et le clergé anécessairement entrer en collision avec les prérogativesde luniversité. Pour paralyser entre les mains de cettedernière la surveillance générale de linstruction libéraleorganisée par lÉtat, lon chercha à rallier aux intérêtscléricaux les antipathies des révolutionnaires contretoute espèce de privilèges, et les hommes qui, sils par-venaient à la domination, ne permettraient pas mêmela liberté de penser, exaltent maintenant dans desphrases enthousiastes la liberté de lenseignement, etélèvent des plaintes contre le monopole de lesprit. Lecombat avec luniversité nétait donc pas une escar-mouche fortuite, et il devait éclater tôt ou tard; la résis-tance était également un acte de la nécessité, et bien quemalgré elle, luniversité était forcée de ramasser le gant.Mais bientôt les plus modérés sentirent le sang bouillantde la passion leur monter à la tête, et ce fut Michelet,le doux et paisible Michelet, cet homme au caractèreplacide comme le clair de lune, qui devint tout à coupfurieux, et lança dans lauditoire public du Collège deFrance ces paroles contre le clergé : « Pour vous chas-se", nous avons renversé une dynastie, et sil le faut,

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