Druckschrift 
Lutèce : lettres sur la vie politique, artistique et sociale de la France
Entstehung
Seite
352
Einzelbild herunterladen
 

352

ŒUVRES DE HENRI HEINE.

même ses pires détracteurs. Il accorda à son fils la libreculture de son intelligence, et celui-ci a sucé avec le laitde sa nourrice la philosophie du dix-huitième siècle.Aussi le refrain de toutes les complaintes légitimistesest-il que le roi actuel nest pas assez dévot, quil a tou-jours été un esprit-fort libéral, et quil a même laisségrandir ses enfants dans limpiété. En effet, ses fils sonttout à fait les fils de la nouvelle France, dont les collègespublics leur ont donné leur instruction. Le feu ducdOrléans était lorgueil de la jeune génération, qui étaitallée à lécole avec lui, et qui avait vraiment appris biendes choses. La circonstance que la mère du prince royalde France est une protestante, a une portée incalcu-lable. Le soupçon du cagotisme, qui est devenu si fatalà la dynastie aînée, natteindra pas les Orléans.

Le combat contre lÉglise conservera néanmoins sagrande signification politique. Quelque épanouissementde floraison quait pris dans le dernier temps la puissancedu clergé, quelque importance quait gagnée sa positiondans lÉtat, quelque prospérité quil déploie, ses adver-saires sont cependant toujours armés et prêts à lui fairetête, et quand le libéralisme dans une alerte nocturneélève son fameux cri dalarme, aussitôt, comme dansnos universités allemandes, les lumières paraissent àtoutes les fenêtres, et les jeunes et les vieux ferrailleursaccourent avec toute espèce de gourdins et de rapières,sinon avec les piques du jacobinisme. Le clergé veut,comme il la toujours voulu, arriver à l'hégémonie en

*****

F*»

visité. P«r P*

ÿjSKÜJWstpt lïtit, f £3 ls UÜJrftadf jrivûesfaünkantk.ai

sabréta hîis(ic«a4:

.i<Ty,

sil *t.«il4*^ faner».

'a

St *e*