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Lutèce : lettres sur la vie politique, artistique et sociale de la France
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LUTECE.

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gieuse, un faiseur desprit, qui composait de mauvaisvers latins et mangeait de bons pâtés de foie gras ; cestce qui rassura le public. On savait quil ne risquerait pasla couronne et la tète pour gagner le ciel, et moins onlestimait comme homme, plus il inspirait de confiancecomme roi : sa frivolité était une garantie qui le défen-dait même du soupçon de favoriser le noir ennemi héré-ditaire de la France libérale, et sil était resté en vie, lesFrançais neussent pas fait de nouvelle révolution. Ils nelont faite que sous le règne de Charles X, dun roi quiméritait personnellement la plus haute estime, et donton était davance convaincu que, sacrifiant tous les biensterrestres au salut de son âme, il combattrait avec uncourage chevaleresque et jusquà son dernier soufflepour la défense de lÉglise, contre Satan et les Gentilsrévolutionnaires. On le précipita du trône, justementparce quon le considérait comme un homme noble,consciencieux et honnête. Oui, il était tel, aussi bienque Louis XVI; mais en 1830, le soupçon seul auraitégalement suffi pour vouer Charles X à sa ruine. Cesoupçon est aussi la vraie raison pourquoi son petit-filsna pas davenir en France : on sait quil a été élevépar le clergé, et le peuple la toujours appelé le petitjésuite.

Cest un véritable bonheur pour la dynastie de Juillet,que par leffet du hasard et des circonstances du tempselle ait échappé à ce soupçon mortel. Le père de Louis-Ihilippe nétait pas un bigot ; cest ce dont conviennent