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ŒUVRES DE IIENRI REINE.
tiques aux souvenirs les plus vifs, ont laissé dans ma pré-sence échapper l’aveu qu’au bout du compte la révolutionen France n’était provenue que de la haine contre l’É-glise, et qu’on avait détruit le trône parce qu’il proté-geait l’autel. A leur avis, la monarchie constitutionnelleaurait pu s’établir déjà sous Louis XVI ; mais on crai-gnait que le roi orthodoxe ne pût pas rester fidèle à lanouvelle constitution par de pieux scrupules de con-science, on craignait que ses convictions religieuses nelui tinssent plus à cœur que ses intérêts mondains — etLouis XVI devint la victime de cette crainte, de cettepréoccupation, de ce soupçon ! Il était suspect; voilà lecrime qu’en ce temps de terreur on punissait de la mort.
Quoique Napoléon ait rétabli et favorisé l’Église enFrance, sa volonté orgueilleuse et sourcilleuse étaitcependant regardée comme une suffisante garantie quele clergé ne pourrait, sous son règne, élever trop deprétentions, et encore moins parvenir à la domination :il les refrénait tout aussi fortement que nous autres, etses grenadiers qui marchaient le fusil en main à côté dela procession, semblaient moins être la garde d’honneurque l’escorte de captivité de la religion. Le puissantCésar au sceptre de fer voulait régner seul, il ne voulaitpas même avec le ciel partager son pouvoir, chacun lesavait. Au commencement de la Restauration, les figuresdevinrent déjà plus soucieuses, et les hommes de lascience éprouvèrent de nouveau des frissons secrets.Mais Louis XV11I était un homme sans conviction reli-
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