lutèce.
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mar, tableau excellent qui, par sa couleur locale, seraitun tableau d’autel parfaitement adapté à la nouvelleéglise parisienne de Notre-Dame-de-Lorette, dans lequartier de ces dames auxquelles cette église a donnéson nom.
Horace Vernet est regardé par la multitude comme leplus grand peintre de France, et je voudrais ne pascontredire cette opinion. En tout cas, il est le plus na-tional des peintres français, et il les surpasse tous parsa verve productive, par la surabondance de son génie,par la jeunesse éternellement florissante de sa forcecréatrice. Peindre est pour lui une chose aussi naturelle,que c’est naturel pour le ver à soie de filer, pour l’oi-seau de chanter, et ses œuvres paraissent le résultat dela nécessité. Il n’y a pas de style, mais la nature. Aveccela, une fécondité qui frise le ridicule. Une caricature areprésenté Horace Vernet chevauchant sur un hautcoursier, un pinceau à la main, le long d’une immensetoile tendue, et peignant au galop; aussitôt qu’il atteintle bout de la toile, le tableau est fini. Quelle quantité decolossales pièces de bataille a-t-il fournies pour Ver-sailles dans le dernier temps! En vérité, à l’exception del’Autriche et de la Prusse, nul prince allemand ne pos-sède autant de soldats qu’IIorace Vernet en a déjàpeints ! Si la pieuse légende est vraie, d’après laquelle lejour de la résurrection tout homme est suivi de sesœuvres au tribunal de Josaphat, Horace Vernet arriveracertainement dans la vallée périlleuse, le jour du dernier