LU TECE.
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nonça par les premiers coups de feu, que l’imprimerierépandit par le monde les premières épreuves de laparole divine. Les voies ferrées sont à leur tour un sem-blable événement providentiel, qui donne un nouvelélan à l’humanité, qui change la forme et la couleur dela vie sociale ; une nouvelle ère commence dans l’histoireuniverselle, et notre génération peut se vanter d’avoirassisté à son inauguration. Quelles transformationsdoivent maintenant s’effectuer dans nos manières devoir et de penser! Même les idées élémentaires dutemps et de l’espace sont devenues chancelantes. Parles chemins de fer, l’espace est anéanti, et il ne nousreste plus que le temps. Si nous avions seulement assezd’argent, pour tuer aussi ce dernier d’une façon conve-nable ! En trois heures et demie on fait maintenant levoyage d’Orléans; en autant d’heures celui de Rouen.-Que sera-ce, quand les lignes vers la Belgique et l’Alle-magne seront exécutées et reliées aux chemins de fer deces contrées ! Je crois voir les montagnes et les forêts detous les pays marcher sur Paris. Je sens déjà l’odeur destilleuls allemands ; devant ma porte se brisent les vaguesde la mer du Nord.
Non-seulement pour l’exécution du chemin de fer duNord, mais aussi pour l'établissement de beaucoupd’autres lignes, de grandes compagnies se sont consti-tuées, qui engagent le public par des circulaires impri-mées à prendre part à leur association. Chacune d’ellesexpédie un prospectus, à la tête duquel est proclamé en