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déjà monsieur son père sous le rapport de la mo-destie, écoute son propre éloge avec le plus impertur-bable sang-froid; et de l’air d’un vieillard ennuyé etfatigué des honneurs et des ovations du monde, il racontelui-même ses succès à la cour, où les belles princesseslui auraient baisé sa petite main blanche. L’outrecui-dance de ce petit, de ce fœtus blasé, est aussi rebutanteque comique. Je ne sais si M. Kalkbrenner a égalementretrouvé à Paris la brave marchande de poissons quilui céda un jour ce fameux turbot que le cuisinier enchef du prince de Bénévent, Talleyrand Périgord, ancienévêque d’Autun, avait déjà commandé pour son maître.— La poissarde avait longtemps refusé de céder lesusdit turbot au célèbre pianiste, qui s’était rendu inco-gnito à la halle aux poissons ; mais lorsque Kalkbrennertira en souriant sa carte de son portefeuille et la déposasur le turbot, et que la pauvre femme y lut le nom deKalkbrenner, elle ordonna sur-le-champ de porter lepoisson à la demeure de l’illustre artiste, se refusantmême pendant longtemps à accepter le moindre paie-ment, attendu qu’elle était suffisamment payée, commeelle disait, par l’excès d’honneur. Un tel canard causedu dépit à plus d’un dindon allemand, sans doute parcequ’il n’est pas lui-même en état de faire valoir sasuffisance d’une façon aussi brillante, et parce qu enoutre il envie à M. Kalkbrenner sa mine comme il faut,sa mise élégante et tirée à quatre épingles, ses manièresfines et distinguées. Je dis distinguées quoiqu elles ne
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