ŒUVRES DE HENRI HEINE.
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soient que recherchées, et qu’un observateur attentifvoie se mêler à sa conversation bien des herlinismesdes plus populacières qui dénotent une extraction de basétage. Koreff a un jour très-bien défini ces allures dou-cereuses de Kalkbrenner, qui étaient toujours entachéesde quelque vulgarité ; il disait avec autant d’esprit quede justesse : « Cet homme a l’air d’un bonbon qui seraittombé dans la boue. »
Un contemporain de M. Kalkbrenner est M. Pixis, etbien qu’il soit d’un ordre inférieur, nous le mention-nerons cependant ici comme curiosité. Mais M. Pixisest-il réellement encore eu vie ? Lui-même prétend queoui, et il invoque à ce sujet le témoignage de M. Sina,le célèbre baigneur de Boulogne, qu’il ne faut pas con-fondre avec le mont Sinaï. Nous voulons en croire cebrave dompteur des vagues, quoique beaucoup de mé-chantes langues affirment même que M. Pixis n’a jamaisexisté. Non, ce dernier est un homme qui vit réelle-ment; je dis homme, bien qu’un zoologue lui donneraitassurémennt un nom à plus longue queue. M. Pixis vintà Paris déjà à l’époque de l’invasion, au moment oùl’Apollon du Belvédère fut restitué aux Romains et dutquitter Paris. L’acquisition de M. Pixis devait offriraux Français quelque dédommagement. Il touchait dupiano, et composait aussi en musique d’une manièretrès-gentille, et ses petites productions musicales étaientSurtout estimées des marchands d’oiseaux, qui dressentdes serins pour le chant au moyen de la serinette. Ces