Simon, et qui, à la dissolution de ce nouveau culte, passade la scène spirituelle aux planches mondaines. CharlesDuveyrier siégeait dans la salle Taitbout au banc desévêques, où il se distinguait par son ton de prophèteinspiré de Dieu , et plus tard, aux heures d’épreuve, ildevint martyr, et comme tel il prêta encore témoignageen faveur de la nouvelle religion. Nous ne parlerons pasaujourd’hui des comédies de Duveyrier, mais de sesbrochures politiques ; car il a de nouveau quitté la car-rière théâtrale, pour entrer dans le champ de la politique,et cette nouvelle transformation n’est peut-être pasmoins digne de remarque. Un produit de sa plume sontles petits écrits qui paraissent chaque semaine sous letitre de lettres politiques. La première est adressée auroi, la deuxième à Guizot, la troisième au duc deNemours, la quatrième à Thiers. Elles témoignent toutesde beaucoup d’esprit. Il y règne un noble sentiment,une louable répulsion pour de barbares désirs de guerre,un enthousiasme ardent pour la paix. C’est de l’exploi-tation de l’industrie que Duveyrier attend l’âge d’or. LeMessie fera son entrée bénie, non sur un âne commeautrefois, mais sur une locomotive à vapeur. Cette con-viction respire surtout dans la brochure adressée àThiers, ou plutôt contre Thiers. L’auteur parle cepen-dant avec assez de respect de la personne de l’ancienprésident du conseil. Guizot lui plaît, mais Molé lui plaîtmieux. Cette arrière-pensée perce partout.
Si Duveyrier donne à tort ou avec raison la préférence
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