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ŒCVHES DE HENRI HEINE.
à l’un des trois, c’est un point difficile à décider. Pourma part, je ne crois pas l’un meilleur que l’autre, et jesuis d’avis que chacun d’eux fera toujours comme mi-nistre la même chose que l’autre ferait sous les mêmesconditions. Le vrai ministre, dont la pensée se fait actepartout, qui gouverne aussi bien qu’il règne, c’est le roi,Louis Philippe ; et les trois hommes d’État dont il estquestion se distinguent seulement par la manière dontils s’accommodent à la prédomination de la penséeroyale.
M. Tliiers regimbe d’abord assez brusquement, il faitl’opposition la plus verbeuse, il trompette et tambourine,mais il finit par faire ce que le roi a voulu. Non-seulementses sentiments révolutionnaires, mais aussi ses convic-tions d’homme d’État sont en contradiction permanenteavec le système royal : il sent et sait que ce système doitchavirer à la longue, et je pourrais rapporter les expres-sions les plus surprenantes de Thiers sur l’instabilité desinstitutions actuelles. Il connaît trop bien ses Françaiset trop bien l’bistoire de la révolution française, pourpouvoir s’abandonner entièrement au quiétisme du partivictorieux de la bourgeoisie, et pour croire à la muse-lière qu’il a attachée lui-même au monstre à mille têtes;son oreille fine entend les grognements lointains ousouterrains, il a même peur d’être déchiré un jour parle monstre déchaîné — et pourtant il fait ce que veutle roi.
Il en est autrement de M. Guizot. Pour lui la victoire