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Lutèce : lettres sur la vie politique, artistique et sociale de la France
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LU TE CK.

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respirent le christianisme le plus spiritualisé et le plusidéal, et que leurs auteurs nétaient certainement pasmoins imbus de foi que les maîtres célèbres de nos joursqui ont embrassé à Rome le catholicisme afin de pouvoirpeindre ses symboles sacrés avec une ferveur et une spon-tanéité ingénue que donne, selon leur idée, seulementlextase de la foi. Le véritable caractère de lart chrétieniie réside pas dans la maigreur et la pâleur du corps,mais dans une certaine effervescence de lâme que lemusicien, non plus que le peintre, ne saurait sappro-prier ni par le baptême ni par létude -, et, sous ce rap-port, je trouve au Stabcit de Rossini un caractère chré-tien plus véritable quau Paulus de Félix Mendelsohn-Bartholdy, oratorio que les adversaires de Rossinipréconisent comme un modèle du genre chrétien.

Le ciel me préserve de vouloir exprimer par unblâme contre un maître aussi rempli de mérites que lecompositeur du Paulus, et lauteur de ces lettres songeramoins que tout autre à vouloir critiquer le caractèrechrétien de loratorio en question, par des raisons cléri-cales, ou pour ainsi dire pharisiennes. Je ne puis pour-tant pas me dispenser dindiquer quà lâge M. Men-delsohn commença le christianisme à Berlin (il na étébaptisé que dans sa treizième année), Rossini lavait déjàquelque peu déserté et sétait abîmé entièrement dans lamusique mondaine des opéras. Maintenant quil a de nou-veau abandonné celle-ci pour se reporter en rêve dans lessouvenirs catholiques de sa première jeunesse, dans les