ŒUVRE
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las gracieux jeux d’une tendresse humaine — et c’est ceque fit aussi signor Joachimo Rossini, en composant sonStabat Mater.
Cette dernière pièce de musique , le Stabat de Ros-sini, fut le grand événement de la saison passée; la dis-cussion de ce chef-d’œuvre est toujours à l’ordre dujour, et justement les reproches qu’au point de vue del’Allemagne septentrionale on élève contre le grandmaestro, attestent d’une manière frappante l’originalitéet la profondeur de son génie. « L’exécution est tropmondaine, trop sensuelle, trop folâtre pour ce sujetidéal, elle est trop légère, trop agréable, trop amu-sante. » — Telles sont les plaintes chagrines de quel-ques aristarques lourds et ennuyeux qui, s’ils ne feignentpas à dessein une spiritualité outrée, se sont du moinsapproprié par des études stériles, des notions très-bor-nées et très-erronées de la musique sacrée. Commechez les peintres , il règne aussi chez les musiciens uneidée toute fausse sur la manière de traiter les sujets re-ligieux. Les peintres pensent que les sujets vraimentchrétiens doivent être représentés avec des contourssubtils et exigus, et sous des formes aussi étiolées etaussi décolorées que possible; les dessins d’Overbechsont leur prototype à cet égard. Pour contredire cetaveuglement par un fait, je rappelle ici les tableaux dosaints de 1 école espagnole; là domine l’ampleur descontours et la vivacité de la couleur, et cependant per-sonne ne disconviendra que ces peintures espagnoles