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21!)
n’en pas douter, combien le peintre a dû longtempstourmenter et fatiguer son esprit avant de parvenir àdonner au tableau sa forme actuelle.
XXXVII
Paris, 49 décembre 4844.
Guizot se maintiendra-t-il? Mon Dieu! dans ce pays-ci, personne ne se maintient à la longue, tout vient àchanceler, même l’obélisque de Luxor! Ce n’est pointune hyperbole, mais une vérité littérale j déjà depuis plu-sieurs mois le bruit court ici que l’obélisque n’est passolidement établi sur son piédestal, qu’il penche parfoisde côté et d’autre, et qu’un beau matin il va tomber surla tête des passants. Les peureux ont soin dès à présent,quand leur chemin les conduit par la place Louis XV,de se tenir un peu à distance de cette grandeur qui dé-cline. Les gens moins timorés ne se laissent pas, il estvrai, déranger dans leur marche habituelle, ils ne cèdentpas de la largeur d’un doigt, cependant ils ne peuvents’empêcher de regarder un peu du coin de l’œil, enpassant, pour voir si le vieux colosse de pierre ne seraitpas réellement devenu caduc. Quoi qu’il en soit, c’esttoujours un symptôme fâcheux quand le public a desdoutes sur la solidité des choses; avec la croyance enleur durée s’évanouit déjà leur meilleur appui. Tiendra-t-il? En tout cas je crois qu’il tiendra pendant la pro-