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Lutèce : lettres sur la vie politique, artistique et sociale de la France
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LUTÈCE.

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depuis longtemps senti sattiédir son enthousiasme pourtout le tohu-bohu de la liberté, qui ne résonne plus enson âme que semblable à un écho lointain. Gomme histo-rien il a pris part en esprit à toutes les phases de la révolu-tion, comme homme dÉtat il eut à combattre et à lutterjournellement contre le mouvement subversif, et souventpeut-être la mère a été très-incommode, très-fâcheuse àce fils de la Révolution : car il nignore point que lavieille serait capable de faire couper la tête à son chéri.En effet, elle nest pas dun naturel doux et endurant;un Berlinois dirait quelle na pas de gemüth. Quand detemps à autre on voit messieurs ses fils la traiter un peudurement, il ne faut pas oublier quelle-même, la bonnevieille, na jamais montré une tendresse bien constantepour sa progéniture, et quelle a toujours assassiné lesmeilleurs de ses enfants. Comme il y a des enfants ter-ribles, il y a aussi des mères terribles; et vous, maman,vous êtes de ce nombre !

XXXI

Paris, le 31 mars 1841.

Les débats dans la Chambre des députés sur la pro-priété littéraire sont très-peu satisfaisants. Mais cest entout cas un signe remarquable de notre temps, que lasociété actuelle, basée sur le droit de propriété, vou-drait accorder aussi aux esprits une certaine participa-